LA GRIPPE A(H1N1)

Hermes Cornejo*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sommaire

A(H1N1)

 

Un problème de santé publique

L’Organisation mondiale de la Santé a annoncé, en juin dernier, que le virus A(H1N1) était responsable d’une pandémie de grippe. Depuis son apparition, la Santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal suit de près l’évolution de la situation. Dans la région de Montréal et au Québec, les personnes infectées par le virus de la grippe A(H1N1) ont, pour la très grande majorité des cas, présenté une maladie fébrile sans séquelle pour leur santé. Toutefois, des cas graves sont survenus, le plus souvent parmi les personnes atteintes ayant un risque élevé de complications : adultes et enfants atteints de certaines affections chroniques nécessitant un suivi médical régulier, femmes enceintes, peu importe leur état de santé, enfants en santé âgé de 24 mois et moins, personnes hébergées en établissement de soins de longue durée, quel que soit leur âge et personnes âgées de 65 ans et plus.


Qu’est-ce qu’une pandémie de grippe?

Une pandémie de grippe est déclarée lorsqu’une nouvelle souche du virus de la grippe qui n’a jamais été observée auparavant émerge et commence à se propager rapidement dans le monde. Le virus H1N1 est nouveau et ainsi, les humains ne jouissent pas d’une immunité naturelle à son égard. Le virus H1N1 s’est propagé rapidement dans le monde, et l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré une pandémie en juin 2009.


Symptômes du virus de la grippe (H1N1 et saisonnière)

Tout le monde court le risque de contracter le virus de la grippe H1N1, même les adultes en santé. Nous ne pouvons préciser les symptômes exacts pour chacun des cas, mais nous envisageons qu’une grippe moyenne montrera les symptômes suivants:
Presque toujours: apparition soudaine d’une toux et de la fièvre.
Souvent: fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, manque d’appétit, mal de gorge, écoulement nasal.
Parfois: nausées, vomissements, diarrhée.

Les personnes qui sont en santé et qui développent des symptômes de la grippe peuvent se rétablir à la maison. Généralement, la phase aigue de l’infection dure au plus une semaine. Si vous avez des symptômes qui s’apparentent à la grippe, mais que vous êtes par ailleurs en santé, restez à la maison pour éviter la propagation du virus


Est-ce que la grippe A(H1N1) présente un danger pour l’humain?

Les informations épidémiologiques recueillies au Canada et dans d’autres pays vont dans le même sens et indiquent que le risque d’infection est plus élevé chez les jeunes et moindre chez les personnes âgées de plus de 65 ans, tandis que les complications surviennent chez des personnes qui présentent des facteurs de risque (incluant l’obésité), les femmes enceintes (à tous les stades de la grossesse, mais particulièrement au cours du troisième trimestre) et dans certains communautés autochtones éloignées.


Comment le virus H1N1 se transmet-il?

Lorsqu’une personne tousse ou éternue, de minuscules gouttelettes remplies du virus s’échappent de sa bouche et peuvent être projetées jusqu’à deux mètres plus loin. Si ces gouttelettes entrent en contact avec vos yeux, votre nez ou votre bouche, vous pouvez contracter le virus. Vous pouvez également le contracter si vos mains sont contaminées par des sécrétions respiratoires.


Qu’est-ce que le virus de grippe H1N1 ?

Le virus pandémique de l’influenza H1N1 est différent de la grippe saisonnière. Il est apparu en Amérique du Nord au printemps 2009. Puisqu’il s’agit d’une nouvelle souche d’influenza, les humains ne jouissent pas d’une immunité naturelle à ce virus, c’est pourquoi le virus H1N1 peut causer une maladie plus grave et plus répandue.


Comment traite-t-on une infection humaine par le virus H1N1 ?

Les antiviraux sont des médicaments prescrits employés pour traiter les maladies virales comme la grippe. Ils peuvent en atténuer les symptômes, réduire la durée de la maladie et peut-être en atténuer les complications graves s’ils sont pris dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition de la maladie. Les antiviraux se présentent sous deux formes: en pilule (Oseltamivir ou Tamiflu) ou en inhalateur (Zanamivir ou Relenza)


Existe-t-il un vaccin pour protéger les humains contre le virus H1N1?

Le vaccin contre le virus influenza pandémique A(H1N1) 2009 sera offert dans le but de protéger les personnes contre l’infection à ce virus et ses complications. Exceptionnellement cette année, une campagne de vaccination contre la grippe pandémique (mois de novembre) précédera celle de la grippe saisonnière, qui devra se faire au mois de janvier 2010. Cette décision a été prise principalement parce que le virus qui circule le plus dans la population québécoise à l’automne 2009 sera le virus pandémique A(H1N1). Les souches vaccinales incluses dans le vaccin saisonnier 2009-2010 ne contiendront pas la souche du virus A(H1N1) d’origine porcine; il ne vous protégera donc pas contre cette grippe.


Pour quelle raison le Canada a-t-il modifié le nom de grippe porcine chez l’être humain à virus de la grippe H1N1?

Le Canada a changé le nom du virus conformément aux exigences de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cela dit, la grippe porcine humaine fait référence au même virus. Vous ne pouvez pas contracter le virus de la grippe A(H1N1) en mangeant du porc. Le virus se transmet de personne à personne.

Mesures recommandées

Afin de réduire le risque de transmission d’infections respiratoires et de l’influenza dans la communauté, Santé Canada recommande d’adopter les mesures suivantes en tout temps:


• Lavez-vous les mains fréquemment avec du savon et de l’eau chaude pendant au moins 20 secondes afin d’enlever les bactéries et le virus. Lavez vos mains avant et après avoir mangé, après être allé dans un lieu public, après avoir utilisé les toilettes, après avoir touché des surfaces qui auraient pu être contaminées. Un désinfectant à base d’alcool pour les mains est également efficace pour tuer les virus.

• Gardez vos mains loin de votre visage. Dans la majorité des cas, le virus A(H1N1) entre dans votre corps par les yeux, le nez et la bouche.

• Toussez et éternuez dans votre bras plutôt que dans votre main. Si vous utilisez un papier mouchoir, jetez-le aussitôt que possible et lavez-vous les mains immédiatement.

• Faites-vous vacciner. Une vaste campagne d’immunisation contre le virus pandémique influenza A(H1N1) 2009 débutera dès le mois de novembre, afin de vacciner l’ensemble de la population québécoise. Obtenez gratuitement votre vaccin contre le virus de la grippe A(H1N1) auprès de votre CLSC.

• Maintenez les surfaces communes propres et désinfectées. Les poignées de porte, les appareils téléphoniques, les claviers et autres surfaces communes peuvent être contaminés par d’innombrables bactéries et virus. Il est utile de nettoyer et de désinfecter régulièrement ces surfaces avec un détergent ménager courant. Les virus peuvent survivre 48 heures sur des surfaces dures.

• Restez en santé. Mangez sainement et maintenez un bon niveau d’activité physique afin de conserver un bon système immunitaire.

• Si vous êtes malade, restez à la maison. Si vous êtes généralement en santé mais pensez avoir la grippe, vous devriez rester à la maison et éviter d’aller à l’école ou au travail jusqu’à la résolution des symptômes (comme pour toutes les infections respiratoires avec fièvre). Si les symptômes persistent au-delà de 7 jours, l’enfant ou l’adulte peut reprendre ses activités habituelles si son état général le permet. Si ces derniers s’aggravent, communiquez avec Info-santé au numéro 811.

• Les personnes présentant un risque élevé de complications par la grippe doivent consulter un médecin (adultes et enfants atteints des maladies chroniques, femmes enceintes, enfants en santé âgés de 24 mois et moins, personnes hébergées en établissement de soins de longue durée, quel que soit leur âge, personnes âgées de 65 ans et plus) s’il présent des symptômes d’allure grippale (fièvre et toux) en vue d’un traitement antiviral précoce.


Références

Agence de la santé publique Canada, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal direction de santé publique, Institut National de santé publique du Québec


*L’auteur du texte est infirmier.bachelier. Il a une maîtrise en Sciences et Soins infirmiers médicaux-chirurgicaux.


 

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